Amorce 8b

L’autre jour je vais faire un tour chez ma fille, en entrant dans la maison mon petit costaud me saute dans les bras et me dit j'ai quelque chose à te montrer. Il saute à terre et cour dans sa chambre et revient aussi vite. Me tendant la main il me montre un objet que je devine au premier coup d’œil, mais en prenant gare de ne pas lui dire.

Çé quoi cette affaire là je lui dis ?

Cé un tir roche me dit-il d'un ton moqueur Le petit tenait entre ses mains un bout de branche en forme de fourche, plein de nœuds avec au centre une grosse pierre plate de concassé.

Ah oui çé vrai çé un tire roche, je m'en rappelais pût.

Quand tu va venir à la maison, je vais te faire un vrai tire roche, comme je les faisais quand j'étais petit garçon. Encore une promesse, j'avais oublié qu'un enfant sa oubliait pas. Le plus grand avait entendu notre conversation et lui aussi en voulait un. Oui, oui, toi aussi et à Amélie aussi.

Trois semaine plus tard un bon samedi voilà que mes deux moineaux arrivent. Amélie était arriver depuis la veille chez grand-père Amorce. Nos tires-roches eux autres fut les premiers mots qu'ils prononcèrent en arrivant.

" Ben y sont pas faite encore car il faut aller chercher d'autre fourche." Habillez-vous et mettez vos bottes à vache on va aller dans le bois derrière la maison. Deux minutes et ils étaient près, si s'était comme ça lorsque s'est le temps de les envoyer à l'école, sa serait plaisant en abratol.

Rendu dans le bois je leur ai expliqué ce que nous cherchions, une branche avec une fourche, pas trop grosse, pas trop petite, bien égale des deux bords.

Je s'pense que j’ai fait une erreur en leur disant cela car je n'ai jamais vu autant de fourche de ma vie.

Aie, regarde celle-là grand-père, non la mienne est plus belle disait l'autre, çé moi qui l'ai vue le premier, et cela n'arrêtait pas. A chaque fois qu'on m'en proposait une je leur expliquais pourquoi elle ne faisait pas. Ben aussi surprenant que cela paraisse, les enfants ont choisi leur fourche eux autre même.

De retour à la maison, s’était la corvée de l'épluchage de la branche. Ne pouvant se servir de couteau, s'est avec les dents qu'on enleva l'écorce, comme un castor je leur dis. Je peux vous dire que de temps à autre il en a un qui faisait la grimace car la sève n'avait pas bon goût.

Une fois grossement fini, j'ai fini la job au couteau de poche, en prenant bien soin de faire la petite coche qui tiendrait le lastic. Il fallait que je fasse la même chose sur chaque tire roche, c’était bien important de faire la même chose sur les trois, pas question dans finir un avant l'autre.

On était rendu à la pose des lastics ( disons que j'avais pris de l'avance et ce avec la nouvelle technologie, je m'étais procurer auprès d'un ami du lastic comme on se sert pour les prises de sang, ça sa étire en abratol.

Je me voyais dans mon jeune temps à courir les tripes de char ou de bicique pour se tailler des lastic. Quand tu taillais, yé t’est pas questions de faire eue coche dans le lastic car lorsque tu l'étirais, y te pétais dans face, abratol que s'était dolle à changer. icon_arrow.gif (170 bytes)

Y a une fois ou je m'étais trouver de la tripe de bicique rouge. Ça s'était rare comme de la marde de pape. ( Excuser l'expression ), c'était plus mince que de la noir mais ça sa étirait le double de la noir.

Aie ! Excusez moi j'étais retomber en enfance, donc une fois la pose de lastic fini fallait trouver de la langue de soulier pour faire la poche qui tiendrait la roche. Une veille paire de Godiac fera l'affaire. Tout ce temps là les enfants me regardais faire. Aie! Sa me fait penser la fois que j’avais pris la langue du soulier de mon père pour en faire un en pensant qu'il s'en servait plus. Ho que j'en avais mangé une maudite.

Une fois les trois tires roches finies, çé la séance du choix des roches. Avec une cour en poussière de pierre çé pas l'idéal comme choix, mais il suivirent mes instructions à la lettre.

Après, se fut les directives comment s'en servire et surtout sur quoi s'en servir pas questions de tirer envers la maison, les vitres sont pas à l'épreuve des roches foi d'Amorce Lacartouche ça ma déjà coûté une bonne volé sur les fesses, pis pas question de tirer sur les oiseaux. Faudrait pas qui savent qui a un paquet de moineaux qui on passé au cash dans mon temps.

La cible s'était des boites de conserves posées sur la clôture en direction du bois.

La pratique de tir dura plusieurs minute. La tension du lastic étant un peu raide, les petits se fatiguèrent vite.

Bien content d'avoir chacun leur tire-roche, les enfants voulaient l'apporter chez eux. Je leur ai expliqué qu'on pouvait s'en servir que chez grand-père et quand attendant ont allait les serrer dans l'armoire à fusil et qu'a l'automne ont les amènerais à la chasse et qu'on prendrait des billes à la place des roches.

Tout ce décorum ma presque fait retourner en enfance. Voir l'émerveillement de ces enfants face à des choses simples s'est vraiment stimulant, ça rajeunit en abratrol.

Au jeune qui liront cet article et qui n'auront pas connu cela, y vont probablement dire " y radote le bonhomme " mais je vous plein de ne pas avoir essayer cela. Aux gens de mon age, je suis pas mal certain que vous avez passé par là, que de bon souvenir.

De temps à autre je vais certainement sortir les tires-roche des jeunes pour voir si j'ai encore une certaine habilité là dessus. Je vous laisse sur celle là, le père Bédard va être obligé de compresser le texte pour l'entrer dans le journal.

Aie ! La gang, Bonne Vacance, Soyez Prudent, on veut vous garder longtemps comme membres.

A p