| Amorce
9 Salut la gang!
Au moment ou j' écri ces lignes, nous
sommes mardi le 22 juillet, en pleine action des évènements qui viennent de se produire.
Y en a qui vont dire ! "Aie! le
bonhomme Lacartouche y avait pas grand chose à faire en pleine crise comme ça, pour
s'instaler devant sont ordinateur pour nous rappelez ces dures moments."
Je m'excuse de rappelez à certain
d'entre vous ces malheureux évènements, surtout si vous avez été touché directement
ou indirectement par cette catastrophe. Vous savez que parfois, je me met à philosophé
sur certaine chose et bien ça m'est arriver encore, et ce, en plein évènement tragique
de ce mois de juillet. Si y en a parmi vous qui emploie des expressions des jeunes
d'aujour'hui, y vont certainement dire! "Aie le pére Amorce, t' as pas de rapport
!" , si, et je vous explique.
Comme toute les autres badauds, je me
suis rendu sur les différents sites de la catastrophe pour voir se qui s'était passé et
me rendre compte des dommages qu'ils y avaient. Ayant parcouru plusieurs endroits, je me
suis assis au meilleur endroit, ou je pourrais voir les H.L.M. de la rivière aux sables,
s'engroufrer dans le torrent de la rivière. Assis là, devant ce spectacle à la fois
triste et spectaculaire, je me suis mis pendant les heures que j'ai passé là, à me
questionner. Se qui m'attirait le plus, ce n'était plus de voir les bâtisses tomber mais
je fixais constamment la rivière , cette force de la nature se déchainer et qui dans son
rugissement se frayait un chemin à travers les obstacles que l' homme lui avait mis sur
son chemin.
Il me semblait entendre de ce
rugissement une voix qui disait " En! tu voulait m'arrêter de passer, tu voulait me
détourner, voilà ce que j'en fait de t'on ouvrage, je refais mon chemin là ou il était
avant que tu intervienne. D'un site à l'autre j' avais fait cette même remarque. Tout
ceci c'est confirmé quand je suis allé avec mon chum qui travaille chez Cascades voir
les dégats que la nature avait fait.
Une citation que mon grand père m '
avait déjàs dite me revint à l' esprit. La nature fini toujours par reprende son
chemin.
Voilà le rapport. Lorsque je vois
toute l' implication que l' homme à mis afin de mettre à sa main une nature qui elle, ne
demande pas mieux que de rester là ou elle est né, il arrive des catastrophes comme il
s' est passé ces derniers jours.
Nous avons devant les yeux, plusieurs
exemples qui nous touchent de près, nous en tant que chasseur.
Prenons les bernaches, parce qu' on
voulait aider à la reproduction et l'augmentation de cette espèce, les Américains ( y
avait aussi leur fameuse loi qui les obligent à remettre à la nature un % de la récolte
) se sont mis à faire l' élevage de bernaches. Celle-ci se sont habituées très vite à
la vie mondaine, courant parc et terrain de golf pour se nourrir d'herbe tendre, et
découvrent que se sont des endroits très sécuritaires. Dans ces conditions idéal , ils
ont proliférées au point de devenir une nuisance dans certain secteurs, aux Étas- Unis
et en Ontario. Celà a également contribué à changer le comportement des bernaches
migratrices jusqu'a un certain point.
Pendant ce temps là dans le Nord, on
construisaient d' immence réservoirs et barrages qui on encore une fois changés le
décord. Je me demande si la baisse de bernaches ne correspondrait pas avec la mise en
place de ces mégas projets, surtout au niveau des changements climatique dans le Nord.
Les printemps ont l' air difficiles pour la couvaison. Si on compare les nichés d' oie
blanche qui son très bonne et niche dans un secteur non touché par ces ouvrages, encore
plus au nord et les nichés de bernaches qui se situent plus près des modifications fait
par l' homme, on a à se poser des questions sur l'influences que peut avoir ces barrages
sur la température printanière.
Un autre boulversement qui est devenu
probématiques, les Oies Blanche. Elles qui s' alimentaient à partir de cyrpes
d'Amérique, on a changer leur comportement pour qu' ils s'allimentent d' une autre
façon, en milieu agricole. Cette façon de faire a fait qu' elle ont eu toutes les
conditions idéals pour se reproduire. Nourriture abondante donc de la place pour un plus
grand nombre. Résultat, y en a trop, on n'çé plus quoi en faire et elle cause de
nombreux dommages.
Il y aurait bien d'autres exemples que
je pourrais vous donner, mais je pense que vous les connaissez autant que moi. ( Phoques,
caribou etc.) La nature se charge de balancer le nombre d' individu par rapport à
l'abondance de nourriture disponible.
Tout ça pour vous dire que la nature
y faut la laisser faire. Je crois que chaque chose qui se produit ou l' homme n'a pas
intervenu, doit se produire.
Tout ce que nous pouvons nous
permettre dans le cas ou nous sommes impliqué nous en tant que préleveur, c'est de
prendre les surplus que la nature veut bien nous donner sans faire quoi que ce soit pour
en modifier le nombre et les comportements.
Tout ceci est fait dans de bonne
intention, MAIS !
Une chose que la plus part d' entre
nous faisons, c' est de nourrir les oiseaux aux mangeoirs. ( j' ai arrêté depuis trois (
3) ans ) Qelle sont les impacts que ce mouvement de générosité peut-il produire chez
ces oiseaux. Y en a qui vont me sortir des grandes théories, des études etc.
Mais moi je me suis mis un jour à
réfléchir et je me suis dit ! Les oiseaux y sont là depuis des milliers d'années pour
ne pas dire des millions et ils ont toujours survécus par leurs propres moyens, donc en
les nourrissant , est-ce que je ne leur ferait pas plus de mal que de bien? Est-ce que
nous ne modifirons pas à la longue la génétique encestral de ces oiseaux?
Mais notre égoisme prend le dessus et
la loi du moindre effort étant notre priorité, nous faisons venir les oiseaux à nous
plus tôt que d' aller les voir dans leurs milieux. Çé sur que çé beau, la dernière
année que j' ai nourri les oiseaux, j'en ai répertorié 14 espèces différentes pendant
l' hiver. Cette hiver là y a fait frette en abratol, des -30, -40 y en a eu, je me suis
demandé si la nourriture que je leur donnaient était vraiment ce qu' il avait besoin
pour survivre et que s' il n'y aurait pas quelques espèces d'oiseaux qui ne seraient pas
rendu plus au Sud à ce moment là si je ne les avaient pas nourris. Je n'ai pas cherché
plus loin, et je ne me suis pas posé d'autres questions, j'ai arrêté de nourrir. Un
autre chose dont les gens sont très friends, çé des nourirent les canards. Celle-là je
la garde pour une autre fois car j'en aurais beaucoup à dire.
Sa me fait penser, la mode ce temps si
se sont les centres d' interprétation de la nature. Veux ou veux pas, ou on modifie
l'environnement, on devrait pas appeler ça des centres d' interprétation mais des
trottoirs à promeneurs. Tous ces trucs là ce ne sont que des trucs à créer des jobs
pour quelques rêveurs, verts un peu foncé çé bord qui le plus souvent sont "
piastivore " ( mange des piastres ) en abratol. Encore une fois, fait pour combler
notre égoisme à vouloir admirer la faune en petit soulier. Toute ces belles bâtisses,
ces beaux aménagements modifient l' environnement et plus que souvent ont un effet
contraire en éloignant la faune qui y avait racine. Dans notre temps quand les 4 H et les
scouts ont été créé, çé dans le bois qu' on allait faire notre apprentissage et qu'
on faisait nos camps, au fanal , pis dans une tente. Asteur y se promène dans les
sentiers batus, sur les trottoirs pis couchent dans des campes aussi modernes qu'a maison
avec des profs qui ont pour la plus part vécu les deux pieds dans le four et tout appris
dans les livres.
La bêtise humaine n'a pas fini de
faire des erreurs. Mon grand père disait, " l'expérience est la somme de nos
erreurs". Combien vat-il falloir faire d'erreurs avant de comprendre qu'il serait
temps de changer nos comportements à la place de vouloir changer celui que la nature à
créer.
Si on a le goût d'admirer la nature,
mettons nos bottes à vache, emplisont notre pack sac des nombreux livres qui ont été
écrit par des vraies connaisseurs sur toutes sortes de sujet sur la nature ( eux autres y
ont pas écrit ça à partir des trottoirs) et allons explorer ce qu' est la vraie nature,
pas celle qui est faite en bois traiter mais en boit de boutte. C' est ça qu' on doit
montrer à nos enfants et nos petits enfants.  |
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Pour ceux qui sont trop pentouflards, y ont
juste à regarder des émissions à la télé, ainsi il ne détuiront rien pour assouvir
leur égoissité pour voir la nature de près La seul chose que je trouve acceptable c'
est de travailler au niveau des habitats. On en a tellement détruit qu'on viendra jamais
à bout de tout refaire. Encore là, y faut y aller mollo, car souvent nos vues trop
modernes nous font commettre de graves erreurs.
Bon me vlà encore parti, juste sur le
mot nature, on pourraient en écrire un abratol de boutte.
Tout ça pour vous dire " la
nature çé fort en abratol !
Message à ceux qui n'ont pas le temps
d'aller montrer à leur jeune ce qu' est la nature, il existe un camp pour les jeunes,
organisé par la Fédération Québécoise de la Faune régional. Les moniteurs sont des
chasseurs et pècheurs, des gens du milieu comme on dit et bénévole à par ça. Sa se
fait à la fin juin, je vais demander à mon chum de la F.Q.F. qui me donne plus de
renseignements et je vous en donne d'autres nouvelles pour l'an prochain.
Aie! tantôt je parlais de nos petits
enfants. Dans le journal précédent je vous ai raconté une coupes d'aventures avec mes
jeunes. J' avais raison de dire que j'allais me faire couper par le pére Bédard, car y a
pas pu passer le boutte que je vous racontre icitte.
L' autre jour je vais faire un tour
chez ma fille, en entrant dans la maison mon petit costaud me saute dans les bras et me
dis j'ai quelque chose à te montrer. Il saute à terre et cour dans sa chambre et revient
aussi vite. Me tendant la main, il me montre un objet que je devine au premier coup
d'oeil, mais en prenant gare de ne pas lui dire.
Çé quoi cette affaire là je lui dit
?
Cé un tir roche me dit-il d'un ton
moqueur Le petit tenait entre ses mains un bout de branche en forme de fourche, plein de
noeuds avec au centre une grosse pierre plate de concassé.
Ah oui çé vrai çé un tire roche,
je m'en rappelait pû.
Quand tu va venir à la maison, je
vais te faire un vraie tire roche, comme je les faisais quand j'étais petit garçon.
Encore une promesse, j'avait oublié qu'un enfant ça oubliait pas. Le plus grand avait
entendu notre conversation et lui aussi en voulait un. Oui, oui, toi aussi que je dis à
son frère un peu plus vieux et à Amélie aussi. ( fille de mon garçon) .
Trois semaines plus tard un bon
samedi, voilà que mes deux moineaux arrivent. Amélie était arriver depuis la veille
chez grand père Amorce.
- Nos tires-roche eux autres fut les
premiers mots qu'ils prononcèrent en arrivant.
- Ben y sont pas faite encore car il
faut aller chercher d'autres fouches, habillez-vous et mettez vos bottes à vache on va
aller dans le bois derrière la maison.
Deux minutes et ils étaient près, si
s'était comme ça lorsque s'est le temps de les envoyer à l'école, sa serait plaisant
en abratol.
Rendu dans le bois, je leur ai
expliquer ce que nous cherchions, une branche avec une fourche, pas trop grosse, pas trop
petite, bien égale des deux bords.
Je s'pense que j' ai fait un erreur en
leur disant cela car je n'ai jmais vue autant de fourche de ma vie.
Aie, regarde celle-là grand-père,
non la mienne est plus belle disait l'autre, çé moi qui l'ai vue le premier, et cela
n'arrêtait pas. A chaque fois qu'on m'en proposait une je leur explquait pourquoi elle ne
faisiat pas. Ben aussi surprenant que cela paraisse, les enfants ont choisi leur fourche
eux autres même.
De retour à la maison, s' était la
corvé de l'épluchage de la branche. Ne pouvant se servir de couteau, s'est avec les
dents qu'on enleva l'écorse, "comme un castor je leur dis." Je peux vous dire
que de temps à autre il en a un qui faisait la grimace car la sève n'avait pas bon
goût.
Une fois grossement fini, j'ai fini la
job au couteau de poche, en prenant bien soin de faire la petite coche qui tiendrait le
lastic. Il falait que je fasse la même chose sur chaque tire roche, c' était bien
important de faire la même chose sur les trois, pas question dans finir un avant l'autre.
On était rendu à la pose des lastics
( disons que j'avais pris de l'avance et ce avec la nouvelle technologie, je m'était
procurer auprès d'un ami du lastic comme on se sert pour les prise de sang, ça sa étire
en abratol.
Je me voyais dans mon jeune temps à
courrir les tripes de char ou de bicique pour se tailler des lastics. Quand tu taillais,
yé t' est pas questions de faire une coche dans le lastic car lorque tu l'étirais, y te
pétais dans face, abratol que s'était dolle à changer.
Y a une fois ou je m'étais trouver de
la tripe de bicique rouge. Ça s'était rare comme de la merde de pape. ( Excuser
l'expression ), c'était plus mince que de la noir mais ça, sa étirait le double de la
noir.
Aie ! excusez moi j'était retomber en
enfance, donc une fois la pose des lastics fini, falait trouver un morceau de cuir ou
comme dans mon temp une langue de soulier pour faire la poche qui tiendrait la roche. Une
veille paire de Godiac fera l'affaire. Tout ce temps là les enfants me regardais faire.
Aie! sa me fait penser la fois que j' avais pris la langue du soulier de mon père pour en
faire un, en pensant qu'il s'en servait plus. Ho que j'en avait manger une.
Une fois les trois tire roche fini,
çé la séance du choix des roches. Avec une cour en poussière de pierre çé pas
l'idéal comme choix, mais il suivirent mes instructions à la lettre, on en ramassa une
canisse de crème glacé.
Après, se fut les directives comment
s'en servire et surtout sur quoi s'en servir, pas questions de tirer envers la maison, les
vitres sont pas à l'épreuve des roches foi d'Amorce Lacartouche ça ma déjas coûté
une bonne volé sur les fesse, pis pas question de tirer sur les oiseaux. ( faudrait pas
qui save qui a un paquets de moineaux qui on passer au cash dans mon temps).
La cible s'était des boites de
conserves posé sur la cloture en direction du bois.
La pratique de tir dura plusieurs
minute. La tension du lastic étant un peu raide, les petits se fatiguère vite.
Bien content d'avoir chacun leur
tire-roche, les enfants voulait l'apporter chez eux. Je leur ai expliquer qu'on pouvait
s'en servir que chez grand-père et quand attendant on allait les serrer dans l'armoire à
fusil et qu' ils pourraient quand ils viendraient. A l'automne ont les amèneraient à la
chasse et qu'on prendrait des billes à la place des roches.
Toute ce décorum ma presque fait
retourner en enfance. Voir l'émerveillement de ces enfants face à des choses simples
s'est vraiment stimulant, ça rajeunit en abratrol.
Au jeune qui liront cette article et
qui n'auront pas connu cela, y vont probablement dire " y radote le bonhomme "
mais je vous plaint de ne pas avoir essayer cela. Aux gens de mon age, je suis pas mal
certain que vous avez passé par là, que de bon souvenir.
De
temps à autre je vais certainement sortir les tires-roche des jeunes pour voir si j'ai encore une certaine habilité là desssus. Dans
mon temps j' étais pas mal.
Aie! çé vraie, la chasse va ouvrir
dans quelques jours ou sera peut être ouverte pour la bernache. Si dé fois vous avez
rien à faire, vous pour vouz toujours relire les Migrateurs précédent. Aussi continuer
la bonne harmonie qui existe entre les membres de l' association. Pensons aux ( sinistré
) à ceux qui ont moins de gibiers dans leur coin, partageons ce surplus que la nature
aura bien voulu mettre à notre disposition.
Bonne Chasse . Faite le dans le
respect de la nature .
A prochaine Amorce Lacartouche |
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