| La chasse de pourtour |
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| Une surabondance inquiète |
| Les scientifiques observent, depuis quelques années, une croissance
rapide de la population de la grande oie des neiges. Cette surabondance menace
l'intégrité de ses habitats et de ceux de plusieurs autres expèces du nord canadien, en
plus d'entraîner d'important dommages aux cultures, dans les régions agricoles situé le
long des routes migratoires. Face à l'urgence de stabiliser la population de la grande oie des neiges, les gestionnaires de cette ressource au Québec se sont donné pour objectif de doubler le taux de récolte par les chasseurs sportifs. |
| Une technique avantageuse |
| expérimentée avec succès |
| À l'automne 1998, un groupement de chasseur de la région de Québec (le
Groupe Canardoie) s'est vu confier le mandat de mettre au point de nouvelles techniques de
chasse permettant d'augmenter le succès du prélèvement en milieu agricole. Au terme des
expériementations effectuées par le Goupe Canardoie, la chasse de pourtour est apparue
comme la technique la plus susceptible d'augmenter la récolte de la grande oie des
neiges, principalement des jeunes oiseaux. Elle a permis des récoltes trois fois plus
élevées que lors des chasse matinales traditionelles. La chasse de pourtour est peu coûteuse et est accessible aux chasseurs de tous calibres. De plus, son succès s'avère indépendant des conditions météorologiques. Enfin, on observe que cette technique entraîne une association moins rapide, chez les jeunes oies, entre coups de feu et la pratique de la chasse; les oies étant moins méfiantes, il devient possible de prolonger la durée de la chasse à l'automne. |
| La chasse de pourtour, |
| étape par étape |
| 1. Repérage des oies
en alimentation Au début de la période qu'il souhaite consacrer à la chasse de pourtour, le chasseur doit d'abord patrouiller le territoire à la recherche d'un champ occupé par un camp d'oies, c'est-à-dire un champ où un important groupe d'oies a choisi de s'alimenter. |
| 2. Identification d'un
champ attrayant pour les oies Le chasseur doit ensuite identifier, à proximité du camp d'oies, un deuxième champ offrant un potentiel intéressant pour l'alimentation. C'est dans ce champ que le chasseur installera ses leurre et se postera à l'affût (figure 1)
Chasse de pourtour pratiquée dans un champ à proximité du camp d'oies (figure 1)
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| En effet, le principe de la chasse de pourtour repose sur l'illusion q'un
nouveau camp d'oies est en train de se former, à proximité des oies qui s'alimentent.
Les oies dites «exploratrices», attirées par les leurres, sont alors incitées à se
poser près des caches occupées par les chasseurs.
Si aucun champ attrayant n'est disponible à proximité du camp d'oies, le chasseur peut installer les leurres et les caches directement dans le champ choisi par les oies, en prenant soin de ne pas les déranger (figure 2).
Chasse de pourtour pratiquée dans un champ occupé par le camp d'oies (figure 2) |
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| 3. Obtention des
autorisations requises et surveillance Si ces démarches n'ont pas été effectuées avant le début de la saison de la chasse, le chasseur doit obtenir l'autorisation des propriétaires des champs. Il doit également s'assurer que les propriétaires n'autoriseront pas une autre forme de chasse dans les mêmes champs, afin d'éviter que les oies ne soient dérangées. |
| 4. Installation des
affûts et des leurres Les affûts consistent en de petites caches portatives individuelles faites de panneaux e bois ou de plastique, reliés entre eux de façon à former une structure conique. Les côtées extérieurs des caches sont munis de bandes élastiques servant à retenir des herbages ceuillis sur place. La végétation doit couvrir entèrement les côtés et le dessus de l'affût, procurant un camouflge parfait (figure 3). La cache peut même être installées en bordure du champ, dans les herbes hautes, facilitant ainsi le camouflage. Compte tenu que les oies s'approcheront des leurres en faisant face au vent, leur position par rapport aux affûts est très importante: les leurres doivent être installés de telle sorte que les oies, lorsqu'elles passent à proximité des affûts, soient à portée de tir des chasseurs et se présentent de côté, augmentant les chances d'abattage (figure 1 et 2).
Construction de la cache (figure 3)
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L'installation des caches nécessite l'excavation d'un petit trou accueillant les pieds et les jambes du chasseur, lorsque celui-ci est assis (figure 4). Le fond du trou doit être plat et suffisamment grand pour permettre au chasseur, lorsqu'il se lève pour faire feu sur une oie, de poser un pied devant l'autre, bénéficiant ainsi d'une bonne stabilité. Il est essentiel que le trou soit creusé et refermé à chaque chasse, évitant ainsi tout désagrément au propriétaire du champ.
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| 5. Chasse à l'affût Par petits groupes de deux à dix individus, les oies exploratrices laissent éventuel- lement le camp d'oies pour s'approcher des leurres. Dans certains cas, cela se produit peu de temps après l'installation de chasseur; cependant, il arrive que cela prenne quelques heures, et le chasseur doit alors demeurer patient. Plusieurs groupes de chasseurs peuvent utiliser cette technique simultanément, à proximité d'un même camp d'oies, à la condition que chacun sache faire preuve de discipline. |
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| Pour plus de succès, |
| des leurres davantage attirants |
| Dans le cadre de ses expérimentations, le Groupe Canardoie a aussi
utilisé des leurres en forme de coquilles, modifiés afin de les rendre plus attirants
pour les oies. Ces modifications consistent d'abord à enduire les coquilles de poudre de
rayonne, un produit anti-reflets déposé et collé à la surface du leurre de manière à
le recouvrir en totalité. Cet enduit absorbe la lumière au lieu de la réfléchir, ce
qui est particulièrement avantageux lorsque la chasse se déroule par temps ensoleillé
ou partiellement nuageux. En outre, un support permet le mouvement du leurre en présence de vent (figure 5). Ce support consiste en une bagette de bois dans laquelle est partiellement fixé un clou de finition. Le leurre est ensuite percé, en son point d'équilibre, puis déposé sur le support. Ainsi, au moindre coup de vent, la coquille se balance sur son pied, créant l'illusion d'une oie vivante.
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| Quelques conseils pour augmenter |
| votre succès de chasse! |
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