Méthode de chasse au champ

chasseur.gif (25619 bytes)Il existe plusieurs méthodes de chasse aux champs. Celle que j'utilise et expérimenté depuis de nombreuses années s'est avéré très efficace et très productive. Elle permet également de ne pas trop endommager le champ où on s'installe. Elle permet d'être très confortable et à l'abri du vent et de la pluie. Cette méthode s'applique pour les bernaches, oies et canards. Les champs d'orge ou d'avoine sont très prisés par ce gibier pour certaines régions, dans d'autres il faut ajouter le maïs. Pour simplifier ce texte nous parlerons ici de bernache.

La chasse elle-même est composée de plusieurs éléments:

  • Le repérage
  • La cache
  • Le trou
  • Les appelants
  • La façon de chasser
  • Le fusil

Le repérage

Le repérage consiste à faire le tour des terres agricoles d'un secteur et d'y repérer le gibier convoité. La période propice est le matin de bonne heure (6 heures) lorsque les bernaches laissent l'endroit ou elles ont dormis (sur l'eau) pour aller se nourrir au champ. Les champs de céréale sont convoités car elles y retrouveront des graines tomber de la machinerie ou de la jeune repousse de luzerne dont elles sont friandes. Si elles se posent dans un champ vert généralement se n'est que temporaire car elles préfèrent un champ où céréale et luzerne sont présent. Il est à considérer les champs ou des rigoles d'eau sont présentes, car elles peuvent s'abreuver.

Lorsque les champs sont très bien drainés et secs (champs sablonneux), il arrive souvent que les bernaches viennent 2 fois par jour. Elles arrivent généralement le matin vers 7 heures, dépendamment de la distance de l'endroit où elles se couchent, se nourrissent pendant quelques heures et vont retourner à l'eau pour boire et se reposer. Par très grand vent elles vont parfois prolonger leur arrêt jusqu'en après midi se nourrissant de plante verte qui leur donne l'eau qu'elles ont besoin et retourner à l'eau pour se reposer et dormir sans revenir avant le lendemain.

Il est très important de ne jamais chasser ce gibier dans les endroits ou elles vont se reposer ou dormir car le dérangement à ces endroits va faire que le gibier va s'envoler vers des cieux plus cléments. (dans le sud!)

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Après avoir repéré (spoté) et s'être assuré que le gibier qu'on veut chasser est parti le soir s'en se faire déranger, il faudra alors demander la permission à l'agriculteur, c'est primordial. Puis on viendra s'installer 1 heure ou plus avant le lever du soleil pour faire le trou, chercher la paille pour camoufler la cache, installer les appelants, préparer son fusil etc. L'endroit où elles se sont posé le matin est l'endroit ou elles se reposeront le lendemain matin même si le soir elles sont rendues à l'autre bout du champ. Un bon repérage le matin, accélère la décision de l'endroit où l'on place les caches. Parfois l'agriculteur pourra vous donner des renseignements importants sur l'endroit où elles se posent, l'heure à laquelle elles arrivent et parfois en combien de voiliers. Il pourra aussi vous renseigner s'il y a du  danger pour ses animaux. Vous pourrez le rassurer en lui disant que le tir se fait au vol seulement si c'est le cas.

Autant que possible, faire le creusage du trou, rechercher la paille et installer la cache le soir. On sauve du temps le matin et on peut arriver un peu plus tard. Mais il faut prévoir le sens du vent, ce qui est très important car il peut changer pendant la nuit. S'informer de la météo.

Toujours avoir le dos au vent car les oiseaux vont se poser en avant de la cache. Si on n'est pas sûr de la direction du vent, faire la cache pour avoir le vent de côté (vent d'ouest en est) soit à notre gauche ou à notre droite car ce vent est présent à 80% du temps. Elles se posent toujours face au vent.

Voici les éléments qu'il faudra prendre en considération pour s'assurer d'une bonne performance avec une cache :
1.    son emplacement
2.    sa disposition
3.    sa construction
4.    son installation

L'emplacement et la disposition des caches et appelants

L'emplacement et la disposition des caches se feront en fonction du repérage de la veille et de la direction du vent. La disposition des caches en fonction du nombre de chasseurs et de leur expérience et considérer que le tir se fait au vol.

L'emplacement

Entre deux terrains plats

Certain terrain cultiver sont séparé par de petite rigole pour permettre l'égouttement surtout lors que le terrain n'est pas drainé. Alors on peut creuser notre trou dans la rigole. Il faut alors prévoir des bottes de caoutchouc assez haute car l'eau peut s'accumuler dans le trou.

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Champ avec ligne d'herbes hautes

Souvent la séparation de deux champs de culture différente Céréale-Luzerne, Céréale-labour font que l'herbe folle pousse entre les deux parfois assez haute pour permette de faire le trou-cache dans cette ligne. Il s'agit alors de faire attention en creusant de ne pas trop écraser l'herbe. Mettre aussi la terre du trou en arrière de la cache.

Chaume non ramassé en andain

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S'installer directement dans la ligne de chaume. Tasser le chaume et faire le trou, mettre la cache. Ne pas prendre le chaume sur la même ligne que celle des caches pour ne pas briser la ligne. Ramasser le chaume deux à trois ondant plus loin et prendre soin de mettre la paille en pente douce le long de la cache.

Un champ avec la paille en andain est l'endroit rêvé pour chasser. La formation en ligne à plusieurs caches idéal. Si deux ou trois caches distancer les caches de 5 mètres chacune. Si plus de trois rapprocher à 3 mètres.


Ligne d'arbre

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Il se peut que le champ soit délimité par une ligne d'arbre. Il est possible de s'installer le dos à une ligne d'arbre. A ce moment là si la densité des arbres est assez forte une bonne cache entre les arbres avec bien entendu le devant très bien rempli avec des branches ou petit arbuste. Toujours faire attention de ne pas endommager les gros arbres, prendre des arbuste qui poussent sauvagement. Mais soyez prudent car les bernaches n'aime pas s'approcher trop près des lignes d'arbre ou des clôtures. A propos de clôture, nous pouvons les utiliser également de la même façon pour se cacher surtout si l'herbe est haute.

La disposition

Si les chasseur ont peu d'expérience la disposition en ligne est préférable, le tir se fait en face de chacun des chasseurs.
Excellant lorsque la paille est en andain, c'est-à-dire pas encore ramasser.
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En "V" à 3 ou 4 chasseurs mais il faut que les chasseurs se maîtrisent et soit capable de bien diriger leur tir, pas de petit nerveux ou paquet de nerfs pour cette formation.

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Il y a aussi le crochet (hook). Encore là ça s'adresse à des chasseurs aguerris. Lors de cette formation il est préférable de mettre un bon tireur au bout long du crochet car ce sont des bernaches qui se sauvent en mettant à profit le vent, s'il vente fort elles décrochent vite

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La boite pour les experts. Bon tireur au vol qui savent se contrôler.

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Placer si possible 2 ou 3 bernaches tête droite et tournées vers les arrivantes près de la cache la plus rapprochée pour avoir l'air que ce sont 3 nouvelles bernaches qui viennent juste d'arriver. Si on ne dispose pas de beaucoup d'appelants ne rien mettre.

Avec cette façon de chasser, le tir doit se faire exclusivement au vol. Pour des apprentis la formation en ligne est à conseiller fortement.

Construction de la cache

Comme le plant le démontre (voir figure 1) elle consiste en 7 panneaux de 10 ½ dans le haut, 26 ½ dans le bas et 24 de haut. Le matériel idéal est la fibre de verre mais plus coûteux. Par contre une feuille de Lauan de 1/4 extérieur ( no-Lau-14-p ) fait très bien l'affaire tout en étant très léger. Donc, une feuille de 4 x 8 couper en deux vous donne 2 lisières de 24 po x 96 po. Dans chaque lisière si vous dessinez un modèle de panneau, un à l'endroit et un à l'envers ça vous donnera 4 panneaux par lisière. Voir croquis.

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L'utilisation de seulement 7 panneaux est idéale afin que le trou du haut ne soit pas trop grand. Garder le 8iè comme rechange au cas ou. Pour ce qui est de ce qui sert de penture, on peu utiliser le "duct tape" gris. Si vous utilisez ce matériel vous devez coller chaque panneau lorsqu'ils sont plier un sur l'autre d'un bord et virer et replier et coller l'autre bord. Ainsi vos panneaux vont se plier en accordéon. Mettre 3 bandes de tape, la première moitié-moitié, la 2 ème ¾ sur panneau de droite, 3iè ¾ sur panneau de gauche ainsi sa vous fait 3 épaisseur de tape d'un bord et faire la même chose pour l'autre côté.

L'utilisation de bande de toile de garage couper en bande de 5 po x 24 ½ cousu en sont centre (couture double) par un fabricant de garage sera plus efficace et plus solide. En fait, ça ne briseras jamais.

Donc couper 14 bandes de 5 x 24 ½ toile de garage, mettre 2 bandes ensemble, marquer le centre et faire coudre. Vous assemblerez avec de la colle contact ces bandes à vos panneaux. Ne pas oublier de le faire panneau un sur l'autre pour permettre le pliage.   Des bandes élastique tel que le plan aide à retenir le matériel que vous utiliserez pour camoufler la cache. On peut y faire, pour faciliter le transport, un petit trou de 2 x 4 po au haut de la cache même place dans chaque panneau, sa servira de poigné.

 
Le trou

Deux choses importent; soit sa forme et sa profondeur. Avant d'installer sa cache il faut faire le trou. Creuser un demi-trou selon le plan ci-inclus.

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L'utilisation d'une pelle à long manche 4 pi est très pratique et évite les dommages au dos. Le trou pour les fesses doit être assez profond pour avoir les cuisses au même niveau que le sol. Faut penser à faire le siège pour y inclure un foam pour se protéger du froid. Celui pour les pieds assez d'aplomb pour tirer. En gros vous faite un trou pour les pieds et vous enlever un pelleté de terre pour le siège en prenant de faire le siège dos au vent. Essayer le trou avant de déployer la cache. Le model dans le plan est à modifier car assis sur le bord du sol, la cache droit être plus haute. En creusant vous placer la terre autour du trou à 50 cm. Lorsque vous déployez vos panneaux la terre sera à la base à l'extérieur. Toujours refermer le trou après la chasse et bien fouler la terre car une roue de tracteur ou une patte de vache sa enfile très bien avec les conséquences qui sent suit. L'utilisation d'un râteau aide à ameublir le sol et r'enterrer le trou.

Installation

Lorsque votre trou est prêt, vous entrez dedans et vous déployer vos panneaux de façons que lorsque vous vous assoyez le joint est avant de vous et vous sert de porte et que vous avez le dos appuyez contre le panneau arrière. Il faut que lorsque vous vous leviez, vous ne soyez trop en avant ou trop en arrière. Un essai fusil décharger vous aidera à être confortable au lever. Vous remarquerez lorsque les panneaux sont en place et que vous êtes assis, il y a beaucoup de place pour vos cartouches, gants, jumelle etc.

Le fusil peut se placer devant la crosse au fond avec cran de sûreté et canon pointé vers le ciel ( Attention spéciale pour ceux qui chassent comme moi avec un canon court 21 po car il ne dépasse pas la cache ) ou en diagonale c'est-à-dire la crosse sur le rebord du trou au fond du panneau et le canon pointer à l'extérieur et barré. La vision se fait en regardant juste au-dessus des panneaux à travers la paille.

Reste à camoufler la cache avec le matériel qui s'apparente le plus au terrain ( paille ou chaume) ne pas se gênez dans mettre et dans garder un peu plus pour le devant car nous aurons à sortir pour aller cherchez les oiseaux abattus et les disposer comme appelant en prenant bien soin de refermer les ailes avec la tête en dessous (dormeuse). Si vous possédez beaucoup d'appelant il est préférable de cacher le gibier abattu. En revenant à la cache et en refermant le panneau qui sert de porte remonter la paille pour bien refermer le devant.

Ce que l'on veut, c'est de disparaître ou se confondre avec le sol. Donc lors du choix où l'on va creuser, il est important de se servir des aspérités du sol pour abaisser la cache tels qu'une rigole qui sépare deux cultures dans un champ ou un petit monticule. On creuse sa cache dans la partie la plus basse de façon à ce que l'on ait le dos au bas du monticule. Si nous avons pris soin de bien étalez notre paille, en l'allongeant le plus possible, notre cache se confondra avec le terrain.

Il nous reste le dessus du trou à cacher. Même si vous ne distinguez presque pas votre cache lorsque vous êtes à quelques mètres, il faut penser que le gibier arrive d'en haut et peut parfois faire quelques passes avant de venir se poser. Donc c'est très important de refermer le plus possible la paille et d'avoir un couvre-chef (casquette ou chapeau) qui est de couleur qui se mari avec le reste. L'utilisation d'un chapeau de paille genre (sombrero) avec ajout de peinture camo mat fait très bien l'affaire. Vous êtes près à faire l'installation des appelants. Je me suis fais deux panneaux avec pentures à ressort qui est recouvert de paille collée, referme le dessus. C'est par contre difficile de voir où est rendu le gibier, mais c'est très efficace pour ceux qui bougent trop. Voir photo

 

Les appelants

Après le camouflage, les appelants sont le plus important. D’autres vous diront que l’appel est plus important.  Considérant que des nouveaux chasseurs ne maîtrisant pas l’appel parfaitement, la disposition d’appelant très réaliste compense très bien.  Et lorsque les deux sont parfaitement combiné c’est très efficace et mortel pour le gibier. Trois choses importent ; la sorte, la disposition et la façon de chasser.

Différente sorte d’appelants sont disponible sur le marché.  Encore là, la qualité va compenser pour le nombre. J’ai vu un chasseur avec deux appelants de bernache de grande qualité se tirer bien d’affaire et faire son quota.  Il n’avait pu s’en procurer plus, le fabriquant n’ayant pu suffire à la demande, lui a refilé ses deux démonstrateurs.

Les naturalisés

Il ne peut pas y avoir de plus naturel que les naturalisés, car se sont des vrais.  Mais lorsqu’il pleut on ne peut les utiliser sans la possibilité de les endommager par l’eau et ce même si on les traite avec du silicone. Imbibé d’eau elles seront difficiles à sécher. Et il y a toujours la possibilité que des parasites y fassent leur nid. De plus la fragilité de la plume pour le transport et aussi le coût de reviens si nous ne les naturalisons pas nous même. Le coût peu varier entre $40 à $75 ch. selon la qualité d’empaillage que nous voulons. Ont peut faire naturaliser selon les modèles que nous voulons.  La grosseur reste celle des vraies bernaches.

Les uréthanes

Recouvert de granule de liège pour le corps et du flocks pour la tête.  Ces appelants sont d’un naturel très frappant. L’uréthane sous pression en font un appelant très solide

La particularité de la granule de liège c’est sa réflexion à la lumière, aucune et de plus reproduit la couleur idéale pour les bernaches avec l’ajout de couleur mat particulier à l’espèce imité. Pour les canards noirs l’imitation est excellente. Lors qu’il pleut légèrement, le liège absorbe l’eau et devient plus foncé encore mieux.

La tête de bernache recouverte de flocks (poudre de rayonne) imite très bien le noir de la plume du cou avec son  léger reflet noir. Le transport dans des sacs de plastic individuel fait qu’on évite le frottement et l’usure prématuré et le transport dans des  sacs d’équipement de hockey facilite le transport.  Il est possible aussi pour ceux qui veulent être bien équipé de se faire une remorque très fonctionnelle qui contient tout le matériel, même le chien.  Il existe plusieurs modèle d’appelant  pour les champs ou l’eau et de différente grosseur. Le prix varie de $35 à $50.

Le coût de revient est un peu moindre que les naturalisés. Après plusieurs années d’utilisation il est possible de les faire recouvrir d’une nouvelle couche de granule de liège et de flock, à un coût raisonnable. Cela leur redonne leur apparence première.

Certain auront peut être le goût de s’en faire. Je crois que pour tout l’ouvrage que cela comporte, l’espace que ça prend et toute la poussière ainsi que la difficile accessibilité des matériaux font qu’il est plus rentable d’acheter quelques appelants chaque année selon ses moyens.  J’ai vu un groupe de 5 chasseurs investir chacun  $120 pour 3 appelants à chaque année, donc le groupe en avait 15 appelants par année et ce pour 4 ans donc chacun en possédait 12 et le groupe 60. A moins de vouloir se partir une fabrique et il y en a déjà une, ça ne vaut pas la peine.

Plastic

Il reste les appelants en plastic soit (full body) ou coquilles. Certain chasseur fait bien avec ceux-ci. Moins coûteux au départ et peut être plus facile à transporter pour les coquilles.

Silhouettes

Il y a aussi les silhouettes qui peuvent faire lorsqu’on a besoin d’une grande quantité pour les oies blanches, mais les oies en Kodel dont j’ai donné la recette de fabrication sont plus efficaces et aussi facile de transport et peu coûteuses.

Le choix dépend que de vous et de votre budget. Certain mettrons des centaines de dollars sur un fusil et négligeront le reste de l’équipement. Pourtant un bon fusil à prix raisonnable va faire l’affaire et va certainement servir si l’équipement fait venir le gibier.

Souvent des chasseurs me demandent ce qu’ils vont faire avec les appelants qu’ils ont en plastic. Je leur suggère de ne pas les vendre car on peut s’en servir pour les placer dans un champ trop grand ou à un endroit où on ne veut pas qu’elles se posent. Elles penseront que celles devant les caches sont vraies et les autres fausses.

 

Disposition appelant

Dépendamment  du nombre d’appelant que vous disposer, il faut faire 2 groupes que l’on dispose  de 5 à 10 mètres en avant  des caches et à distance d’environ 10 mètres  de l’un de l’autre.  Ainsi disposé, il y aura un espace dégager en avant des caches qui permettra aux arrivantes de se poser.  Si vous avez beaucoup d’appelants, disposez-les de la même façon mais en petit groupe ou famille, laissez toujours le trou vide pour les arrivantes.  Élargissez plutôt vers l’extérieur.  Il est préférable de placer tous les appelants en avant ainsi leur regard sera attirer par les appelants. En n’en mettant en arrière leur regard passera sur vous lorsqu’elles voudront voir celle arrière, donc la possibilité de détecter un mouvement possible.

La façon de les placer dans le champ doit être le plus naturel possible. Quand vous regardez des bernaches qui sont tranquilles dans un champ, il en a dans toutes les directions pour les mangeuses et un peu à l’écart pour les gardiennes (spoteuses). Si un danger s’annonce, elles vont se mettre dans le vent. Donc vous disposez vos appelants en groupe un peu dans toutes les directions pour les mangeuses et les têtes droites gardiennes un peu plus en avant des mangeuses et regardant vers un danger possible (bois, clôture, arbre et route) Prévoir un ou deux qui regarde les nouvelles  arrivantes si assez d’appelant, ce sont elles qui sont supposer appeler (caller) pour rassurer les arrivantes.

J’aime bien ajouter quelques canards noirs soit à travers les bernaches ou un petit groupe pas très éloigné et quelques corneilles par terre ou sur des poteaux. Sa sécurise beaucoup car les noirs et corneilles sont de bon guetteur.

 Ici on peut parler d’une installation  professionnelle cache pyramidale et appelants en uréthane. Cela se bâtit facilement pour un débutant au fil des ans, petit peu par petit peu.

 

Phase finale,

Lorsque les chasseurs sont installés dans les caches, il est préférable qu’un seul chasseur suive le gibier qui approche, généralement le meilleur calleur. Celui-ci pourra suivre les moindres gestes des bernaches  et  être prêt à donner le signale lorsque le groupe commencera à se poser.  Lorsque les premières mettent les pattes à terre il lance un  «OK » très fort pour que les autres qui ont la tête dans la cache sans bouger puissent entendre. Alors ils sortiront de la cache sachant que les bernaches sont devant eux et tireront celle qui son de leur côté en arrière. Celles qui étaient posés s’envoleront donnant la chance pour un dernier tir.

Avec un habit camo blanc de l’armé, vous faites coudre un panneau coton blanc qui part du poignet à en dessous des bras et qui descend à la taille de chaque coté. Lorsqu’un voilier s’annonce ont court autour des caches en battant des bras,  sa voit de loin. Si vous avez un chien bien entraîné et bien docile vous pouvez l’équiper d’un vieux gilet blanc à capuchon et le faire promener dans le champ, ça fait du mouvement.  Bien d’autre truc est sur papier. Balle de foin en broche tresser de foin.

En espérant que tous ces conseils et truc pourront  vous faciliter l’apprentissage de la chasse dans les champs.

 

Chasse au canard noir

La chasse aux canards dans les champs se fait généralement l’après midi car le matin ils arrivent à la noirceur en gros groupe et reparte au lever du jour c'est pourquoi parfois des agriculteurs disent qu'ils ont couchés dans le champ.  L’après midi ils commencent à revenir à différentes heures et par petit groupe.  Plus la noirceur approche plus sa rentre dru, un bon chien rapporteur est nécessaire dans les champs car le canard blessé se cache très bien. Faute de chien n’attendez pas pour aller ramasser les tués et achever les blessé aussitôt repérés. 

 

Le fusil

Il n'est pas question ici de faire le débats sur la marque de fusil à utiliser et du type de fusil. Il sera plutôt question d'étranglement (choke). Cette portion pourra faire l'objet d'une chronique spécial.

Donc la chasse au champ qui est décrit ici, est une chasse qui devrait procurer au chasseur un tir très rapproché si tout est fait dans les règles de l'art. Vu que le gibier devrait se poser entre les deux groupes d'appelants qui sont situés à moins de 15 mètres des caches, il est sur qu'un fusil avec étranglement très ouvert sera préférable. J'ai même quelques amis qui ont tout simplement coupé le bout du canon, faisant de leur canon de fusil, un cylindré.    Pour ceux qui possèdent des étranglements variables il sera plus facile alors d'ajuster l'étranglement aux conditions de tir.

Pour ceux qui possèdent un fusil avec un seul étranglement, celui à l'achat, celui-ci devra ajuster son tir selon la distance qui lui procurera le meilleur patron. Pour ce qui est du patron d'un fusil sa pourra faire le sujet d'une future chronique, j'ai un ami armurier qui a déjà écrit un livre sur "Le Tir à L'envol".

En abréger : Pour un fusil à étranglement serré (dix sous n'entre pas dans le bout du canon, le chasseur devra tirer le gibier de 25 à 30 mètres avant qu'ils se posent ou lorsqu'ils s'enfuient après les premiers coups.

A ce moment là, le chasseur choisira des oiseaux qui sont placé de côté car tirer directement dans le derrière comme on dit, souvent ça ne produit pas l'impact mortel pour tuer le gibier instantanément et celui-ci va tomber très loin. Il faut toujours suivre des yeux un gibier qui semble atteint pour ne pas le perdre.

Pour un fusil à étranglement modifié, le tir se fera de préférence entre 15 et 25 mètres pour une meilleure performance. Encore là la position du gibier entre en ligne de compte. Je chasse avec un fusil (calibre 12 chambré à 2 3/4") avec 21 po de canon, étranglement Imp. Cyl.

Le fusil ne fait pas le tireur, mais le tireur ne fait pas le fusil. La meilleur chose à faire est de patronner votre fusil avec différents étranglements s'il y a lieu. De pratiquer avec, sur des pigeons d'argile, surtout si ce fusil sert pour toutes les sortes de chasse. Il ne faut pas oublier de le faire avec vos vêtements de chasse à la fin de l'été, l'épaulement est différent.

Il ne faut surtout pas oublier lorsque l'ont chasse à plusieurs, que tous n'ont peut être pas le même étranglement, lorsque le signal sera donné, il faudra choisir le gibier en fonction de notre arme et ce afin de l'abatte proprement et efficacement.

Les cartouches
Le choix des cartouches est aussi un élément qui entre en ligne de compte. Moi personnellement j'aime avoir une bille plus petite mais en très grand nombre. Le principe de la salière. Avec la bille d'acier, il est préférable encore de patronner, pour connaître les différents groupements.