Mon cheminement :
Rencontre avec la nature.
Ma première rencontre avec la nature s'est produite à l'âge
de neuf ans. De prendre quelques belles truites et de coucher dehors par une belle nuit
étoilée ont probablement été les éléments déclencheurs qui ont allumés la petite
flamme du gène de chasseur qui m'habitait. Des voyages de pêche avec mon père ou seul
dans un petit lac à pêcher la perchaude ont continué d'entretenir cette flamme.
De 11 ans à 15 ans, je passais mes samedis de congé à mon "
camp " comme on disait, pour mieux observer la nature qui m'entourait. Le fameux
tir-roche et l'arc avec des flèches en quenouille ont été mes premières armes.
La mort de mon père alors que je n'étais âgé que de 15 ans, les études et plusieurs
déménagements ont fait que j'ai délaissé un peu mon contact avec la nature. Lorsque
j'ai commencé à travailler à 18 ans, le goût de la nature a ré-attisé cette flamme.
Avec un ami d'enfance, nous avons vécu de belles expériences au club de pêche de son
père. J'appréciais ces voyages de pêche même si parfois s'était ardu.
Mon
mariage et la venue de mes deux enfants ont fait que j'ai délaissé en grande partie la
pêche pour me consacrer entièrement à la chasse au lièvre avec chien beagle, à la
chasse à la corneille et aux oiseaux migrateurs à qui j'ai consacré la plus grande
partie de mon temps et de ma créativité.
 
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Réalisations et implication.
Membre fondateur du club de tir " Bernache " en 1969.
En ayant fait de la chasse mon activité première, la pratique du tir
au pigeon d'argile est devenue pour moi un complément incontournable à cette activité.
Comme chasseur, je me devais par respect envers le gibier que je récoltais, de le faire
de façon propre et efficace.
Ma maxime était : précision =conservation.
L'ajout d'un chien rapporteur comme compagnon de chasse
donnait plus de poids à cette maxime qui se complétait par récupération
=conservation.
Du tir pratiqué entre ami avec un lanceur manuel, en 1969
nous avons acheté un terrain et y avons aménagé un " skeet et un trap ". Le
Club " La Bernache " venait de naître et nous pouvions y pratiquer un tir plus
sportif. Encore aujourd'hui, malgré une baisse du nombre de tireur, ce champ de tir est
très fonctionnel. Il est le seul au Saguenay-Lac St-Jean et il a reçu son accréditation
de la S.Q. en vertu de la nouvelle loi sur les champs de tir. J'en suis le président
depuis 1994.
Club de tir " Bernache Skeet
" - Club de tir " Bernache Trap "
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Fondateur des " Appelants
Marc-Nad eng "
Maintenant nommé " Les Appelants du Fjord Inc. "
Le peu de disponibilité de produits de qualité et le coût prohibitif
dû à l'exportation (USA) d'appelants réalistes étaient une barrière à ma volonté
d'améliorer la qualité et l'efficacité de l'activité de chasse que je pratiquais.
Alors, mon esprit de créativité et ma facilité de bricoleur se sont révélés. Au
début j'ai fait un premier essaie en fabriquant des appelants dans des blocs de liège.
Je fus personnellement très satisfait du résultat obtenu.
Appelant liège
version 1
Mais, devant la demande de mes nombreux amis qui voulaient profiter eux
aussi de mon savoir faire, j'ai dû revoir le procédé. Je voulais aussi en faire
profiter les autres chasseurs. C'est alors que commença la grande aventure des Appelants
Marc-Nad Enr. (Nom de mon fils et de ma fille Marc et Nadia). Après des mois de
recherches et d'expériences j'avais réussi à mettre en marché des appelants très
réalistes avec une texture qui se mariait très bien aux couleurs naturelles et ce sans
aucun reflet. Ces reflets étaient l'ennemi premier des imitations sur le marché. Les
modèles fabriqués par moi, étaient les plus populaires en région.
Article dans
un journal de la région
Jean-Yves Gagnon de Jonquière
Fabriquant d'appelants bien coté
Après une douzaine d'année, j'ai dû me départir de ma fabrique
d'appelants qui n'était en fait qu'un à côté, pour cause de maladie. Je ne voulais pas
que cette forme de technologie que je venais de concevoir ou créer reste sans suite. Un
ami m'a offert de poursuivre la route déjà établit en aménageant tout le matériel de
fabrication dans un nouvel atelier chez son frère. Le nom a été changé pour " Les
Appelants du Fjord Inc. "
  
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Canard Illimité :
Devant les buts d'un organisme comme " Canard Illimité
", aucun chasseur ne peut rester insensible. Surtout que les objectifs qu'ils
poursuivent sont à la base de notre activité. Je me suis impliqué dans la fondation du
chapitre de Jonquière pour C.I. (Canard Illimité) et j'ai participé à l'organisation
du souper bénéfice annuel jusqu'en 1988.
Hommage C.I.(Canard
Illimité).]
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Président fondateur de l'A.S.S.L.S.J
Président de l'Association des Sauvaginiers du Saguenay lac St-Jean en 1990 et
directeur jusqu'en 2001.
La pratique de la chasse depuis de nombreuses années m'a confirmée ce
que je percevais sur le comportement du chasseur. À savoir que le chasseur est de type
individualiste et possessif et qu'il n'est pas habilité au partage du territoire.
D'ailleurs, j'ai vu naître plusieurs conflits dus à ces comportements. Le nombre
grandissant de chasseurs et la venue de nouvelle façon de gérer le territoire ne faisait
qu'envenimer la situation.
De plus, la réglementation de plus en plus restrictive de la part du
Service Canadien de la Faune et le peu de possibilité qui s'offrait au chasseur de se
défendre menaçaient l'activité de chasse. La seule solution pour palier à ces
problématiques était de regrouper les sauvaginiers en association. En devenant membres
de l'association, ces individus qui partagent une même passion pourraient mieux se
défendre devant les diverses instances et ils auraient de plus l'occasion de se
rencontrer et de se connaître lors des différentes activités organisées. Cela serait
alors plus facile d'harmoniser la gestion du territoire et de rendre plus facile les
rencontres sur les lieux de chasse.
Je pris donc contact avec quelques amis qui pensaient comme moi et
c'est alors que " L'Association des Sauvaginiers du Saguenay Lac St-Jean " a
pris racine. La défense des droits des chasseurs était la priorité de l'association.
Mais la protection, la création et la restauration d'habitats fauniques étant la base de
l'activité, ils faisaient partie prenante des objectifs. La relève pris également de
l'importance et un comité a été créé.
Hommage A.S.S.L.S.J.
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Directeur à la F.Q.F. 02 (Fédération québécoise de la
faune).
Quelle que soit la force d'une association, seule elle ne peut
avoir l'impact nécessaire pour faire changer certaines situations. Donc l'intégration à
une fédération permettrait plus de pouvoir. Entré comme directeur à la régionale 02
de la Fédération québécoise de la faune dans un premier temps, je me suis aperçu
qu'il fallait viser plus haut afin de remettre en marche la locomotive qu'était le
comité sauvagine et qui roulait au ralenti.
Présidant du comité sauvagine de la F.Q.F. (Fédération québécoise de la faune).
En tant que nouveau président du comité, je compris qu'il fallait
promouvoir la formation de regroupement de sauvaginiers dans chaque région administrative
du Québec afin d'augmenter la représentativité. S'ajouta alors à l'A.S.S.L.S.J. du
Saguenay-Lac St-Jean, l'A.S.G.R.Q. de Québec, le regroupement du Lac St-Pierre,
l'A.S.R.N. de Montréal ainsi que plusieurs associations de chasseurs et pêcheurs. Cette
nouvelle force obligea le S.C.F. (Service canadien de la faune) à former une table de
concertation afin d'harmoniser les relations avec les sauvaginiers.
La charpente étant bien montée, il ne restait que la finition à
compléter. J'ai passé le marteau à un autre en 98 pour me battre contre un cancer que
j'ai vaincu à 50% et que j'ai endormi depuis ce temps.
Tout en restant près des organismes ci-haut mentionnés, je me suis
dirigé à l'intérieur de l'A.S.S.L.S.J. vers un secteur que j'affectionne
particulièrement, la relève.
J'ai mis sur papier un plan d'action qui permet aux associations de
sauvaginiers d'avoir une porte d'entrée dans les écoles afin de sensibiliser les jeunes
sur différents sujets se rapportant à la sauvagine et sur les différents programmes
reliés à la faune qui s'offrent à eux. Maintenant comme président de ce comité, mon
rêve est dans faire une " École Chasse - Nature " pour les jeunes de la
relève avec comme laboratoire, le marais Est de Shipshaw dont l'A.S.SL.S.J. a obtenu la
gestion.
Hommage F.Q.F.
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Mes loisirs :
J'ai pratiqué plusieurs sports comme le tennis, le badminton,
la plongée sous-marine, le ski, la raquette, la moto-neige. Ce sont la pêche et la
chasse surtout qui m'ont procuré le plus de défis. D'ailleurs, je pratique la chasse
depuis 1962.
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Mes passe-temps :
À part l'écriture, mes principaux passe-temps ont tous un
lien direct avec la chasse. Soit trouver des méthodes ou inventer des choses qui pourront
faciliter et améliorer la récolte du gibier convoité dans le respect de la nature.
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L'écriture.
Comme je l'ai dit, un de mes passe-temps dont j'avais le goût
était l'écriture. Mais quoi écrire? Ma participation à l'écriture de plusieurs
documents pour mon travail à l'intérieur de mon association a été un premier pas.
J'avais aussi le goût de partager mes expériences et surtout le désir de faire de la
sensibilisation sur l'éthique du chasseur en général, chose que je n'avais pas eu lors
de mon apprentissage. La vision d'hier sur les quotas n'était pas aussi scrupuleuse
qu'aujourd'hui. Ce fait est dû à l'abondance et à l'exemple reçu de pêcheurs et
chasseurs autour de nous
La venue d'un journal à l'intérieur de l'association m'a permis sous
le pseudonyme " d'Amorce Lacartouche " de laisser aller ma plume sous la
rubrique " Réflexion d'Amorce Lacartouche ". Ce monsieur Lacartouche était du
genre moralisateur et allumeur comme le dit si bien son nom mais il était aussi explicite
lorsqu'il racontait certaines de ses expériences de chasseur. J'ai pensé mettre dans ce
site, les réflexions d'Amorce Lacartouche qui étaient très appréciées des vrais
chasseurs, mais parfois dénigrées par d'autres car le chapeau leur allait comme un gant.
Amorce avait aussi son côté sensible surtout lorsqu'il parlait de ses
petits enfants. C'est pourquoi à la demande du président de l'association des
Sauvaginiers, il a écrit quelques contes de Noël qui ont été publiés dans le journal.
Il l'a fait sans prétention et sans se prendre pour un écrivain, mais bien plus comme un
raconteur. Ses contes avaient toujours une morale et avaient comme vedette sa petite fille
Amélie lors de ses rencontres avec le canard, la bernache et la luciole.
Je les ais inclus également sur le site pour que certains chasseurs
puissent trouver une forme de réponse aux questions de leurs jeunes enfants face à la
chasse.
Amorce Lacartouche avait aussi son côté moqueur et sous le nom de
" Le Potineur " il racontait à sa façon les aventures que lui faisaient
parvenir des amis chasseurs ou celles qui parvenaient à ses oreilles. Il le faisait sans
malice et d'une façon subtile afin de ne pas blesser personne. J'ai inclus également ces
aventures, même si la personne qui va les lire ne connaît pas l'histoire, elle saura
détecter l'ensemble de l'aventure qui est arrivé à ces différents chasseurs.
HAUT ñ
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